Display Pixel
Installation-performance-concert
Vincent Epplay, son
Antoine Schmitt, visuels
Réalisé:
- 19
Juin 2001 à Séances d'Ecoute, à Aubervilliers (FR).
Commissaire: Séances
d'Ecoute.
- Novembre 2001 au Batofar (Paris). Commissaire: Festival
Virus/artekno
Décembre 2002 at Maroquinerie (Paris). Commissaire : festival
Portées à L'écran
May 2003 à Toulon (FR). Commissaire : tiramizu
Vincent Epplay réalise une improvisation préparée devant et en rapport avec la projection de certaines pièces visuelles de Antoine Schmitt.
Ils en disent :
Vincent Epplay :
Display pixel / 2 est un dispositif live, associant diffusion sonore et projection
numérique, qui génère une rencontre et une confrontation
entre mon travail sonore les travaux d'Antoine Schmitt sur les algorithmes
graphiques.
Ces deux mediums (sonore et visuel) sont traités de façon indépendante.
A partir du son numérique, il s'agit de procéder par traitement
sélectif (par filtrage, gommage) pour atteindre un flou musical, oscillant
entre l'audible et l'inaudible.
Les "créatures" au graphisme minimaliste d'Antoine Schmitt
se définissent comme des entités autonomes, qui développent
une activité non prédéfinie et qui possèdent chacune
leurs caractéristiques, leur "tempérament" propre.
Une écriture graphique minimale, qui se situe délibérément
dans les zones intersticielles d'un peu visible (à l'opposé
des débauches visuelles hystériques des VJ's), se confronte
à une trame sonore opérant sur la matérialité
du son. Les espaces visuels et sonores entrent dans un rapport de contamination.
"Display pixel /2", à partir de ces travaux élaborés
de manière autonome, explore toutes les formes de désynchronisation,
de déstructuration, jouant sur les écarts, les distorsions entre
le développement génératif du son et la projection visuelle.
Le dispositif déjoue en permanence l'idée d'illustration qui
trop souvent régit les rapports du son et de l'image dans leur confrontation.
Les "créatures" graphiques ne dansent pas vraiment sur cette
trame sonore, pas plus que celle-ci n'accompagne leur choregraphie aléatoire.
Le spectateur est placé au centre de ce dispositif dont l'interprétation
reste ouverte, oscillant entre esquisse narrative et abstraction formelle.
Cette intervention peut se rapprocher (non pas dans les moyens techniques
mais plutôt dans l'ordre esthétique) des expériences faites
par Fischinger, Whitney ou Mac Laren sur les phénomènes de synesthésie
: dessiner le son.
Donner à voir ce que l'on entend, entendre ce que l'on voit.
Antoine Schmitt :
Au centre, des abstractions d'êtres en comportement, créations
plastiques, enfermées dans un cadre visuel, évoluent en pulsions
autistes.
Autour, un développement sonore, en improvisation contrôlée,
instantané et construit, joue de strates de matières sous les
doigts de Vincent Epplay, lui-même regardeur.
Le dispositif crée une scène dans la scène, construction
chère à John Casavetes, ici mise en miroir, projetant ainsi
alternativement le public dans l'univers de l'une des deux fictions. Par delà
la synesthésie et la coïncidence, il y a l'incarnation du son
et celle de l'image, l'une par un être chimique, l'autre par un être
d'électrons, qui créent un empilement de représentations
dont la réalité finit par faire partie.
L'ensemble se développe dans la durée, par temporalités
entrecroisées, laissant le spectateur se réfléchir à
l'infini entre les couches de volontés et de représentations
schopenhaueriennes. Une pièce non intrusive, mais non inoffensive,
renvoyant au destin et au libre arbitre même du spectateur.
Display Pixel
Installation-performance-concert
Vincent Epplay, sound
Antoine Schmitt, visuals
Shown:
- June
19 2001 at Séances d'Ecoute, in Aubervilliers (FR). Curator: Séances
d'Ecoute.
- November 2001 at Batofar (Paris - FR). Curator: Festival
Virus/artekno
December 2002 at Maroquinerie (Paris). Curator : festival Portées
à L'écran
May 2003 in Toulon (FR). Curator : tiramizu
Vincent Epplay does a prepared improvisation in front of and according to the projection of visual pieces prepared by Antoine Schmitt.
What they say about it (sorry french only) :
Vincent Epplay :
Display pixel / 2 est un dispositif live, associant diffusion sonore et projection
numérique, qui génère une rencontre et une confrontation
entre mon travail sonore les travaux d'Antoine Schmitt sur les algorithmes
graphiques.
Ces deux mediums (sonore et visuel) sont traités de façon indépendante.
A partir du son numérique, il s'agit de procéder par traitement
sélectif (par filtrage, gommage) pour atteindre un flou musical, oscillant
entre l'audible et l'inaudible.
Les "créatures" au graphisme minimaliste d'Antoine Schmitt
se définissent comme des entités autonomes, qui développent
une activité non prédéfinie et qui possèdent chacune
leurs caractéristiques, leur "tempérament" propre.
Une écriture graphique minimale, qui se situe délibérément
dans les zones intersticielles d'un peu visible (à l'opposé
des débauches visuelles hystériques des VJ's), se confronte
à une trame sonore opérant sur la matérialité
du son. Les espaces visuels et sonores entrent dans un rapport de contamination.
"Display pixel /2", à partir de ces travaux élaborés
de manière autonome, explore toutes les formes de désynchronisation,
de déstructuration, jouant sur les écarts, les distorsions entre
le développement génératif du son et la projection visuelle.
Le dispositif déjoue en permanence l'idée d'illustration qui
trop souvent régit les rapports du son et de l'image dans leur confrontation.
Les "créatures" graphiques ne dansent pas vraiment sur cette
trame sonore, pas plus que celle-ci n'accompagne leur choregraphie aléatoire.
Le spectateur est placé au centre de ce dispositif dont l'interprétation
reste ouverte, oscillant entre esquisse narrative et abstraction formelle.
Cette intervention peut se rapprocher (non pas dans les moyens techniques
mais plutôt dans l'ordre esthétique) des expériences faites
par Fischinger, Whitney ou Mac Laren sur les phénomènes de synesthésie
: dessiner le son.
Donner à voir ce que l'on entend, entendre ce que l'on voit.
Antoine Schmitt :
Au centre, des abstractions d'êtres en comportement, créations
plastiques, enfermées dans un cadre visuel, évoluent en pulsions
autistes.
Autour, un développement sonore, en improvisation contrôlée,
instantané et construit, joue de strates de matières sous les
doigts de Vincent Epplay, lui-même regardeur.
Le dispositif crée une scène dans la scène, construction
chère à John Casavetes, ici mise en miroir, projetant ainsi
alternativement le public dans l'univers de l'une des deux fictions. Par delà
la synesthésie et la coïncidence, il y a l'incarnation du son
et celle de l'image, l'une par un être chimique, l'autre par un être
d'électrons, qui créent un empilement de représentations
dont la réalité finit par faire partie.
L'ensemble se développe dans la durée, par temporalités
entrecroisées, laissant le spectateur se réfléchir à
l'infini entre les couches de volontés et de représentations
schopenhaueriennes. Une pièce non intrusive, mais non inoffensive,
renvoyant au destin et au libre arbitre même du spectateur.
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